Guide · Santé du bâtiment

Le radon, mesuré plutôt que craint.

Invisible, inodore, présent partout au Québec à des degrés très variables : le radon se mesure pour quelques dizaines de dollars et se corrige efficacement.

Le radon est un gaz radioactif naturel issu de la désintégration de l'uranium des sols, qui s'infiltre par les fondations et peut s'accumuler dans les sous-sols. C'est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac, d'où la ligne directrice canadienne : entreprendre des correctifs quand la concentration moyenne dépasse 200 becquerels par mètre cube. Impossible de prédire la concentration d'une maison par son secteur ou son voisinage : deux maisons voisines peuvent afficher des niveaux très différents, et la seule réponse fiable est la mesure, idéalement un test de longue durée d'au moins trois mois en saison de chauffage, avec un dosimètre à quelques dizaines de dollars. Les correctifs sont éprouvés et efficaces : dépressurisation active sous la dalle par un entrepreneur certifié, scellement des voies d'entrée. Dans une transaction, le radon se gère comme le reste : mesure, chiffres, correctifs documentés.

Détecteur de radon sur un rebord de fenêtre de sous-sol

C'est quoi, et pourquoi on en parle

Le radon provient de la désintégration naturelle de l'uranium présent dans les sols et la roche : il migre vers la surface et s'infiltre dans les bâtiments par les fissures de dalle, les joints, les puisards et les entrées de services, s'accumulant surtout aux niveaux inférieurs. À long terme, l'exposition à des concentrations élevées est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme, ce qui en fait un vrai sujet de santé du bâtiment, sans qu'il justifie la panique : il se mesure et se corrige.

La mesure : le voisinage ne prédit rien

Aucune carte ne remplace le test : la concentration dépend de la géologie fine, du bâtiment et de sa ventilation, et deux maisons voisines peuvent afficher des niveaux très différents. La mesure de référence est un test de longue durée, au moins trois mois, idéalement en saison de chauffage quand la maison est fermée, avec un dosimètre certifié à quelques dizaines de dollars placé au plus bas niveau habité.

Les tests courts de quelques jours donnent un premier signal, utile en transaction, mais la décision de correctif se fonde sur la longue durée.

La ligne directrice : 200 Bq/m³

La ligne directrice canadienne recommande d'entreprendre des correctifs quand la concentration moyenne annuelle dépasse 200 Bq/m³, avec un échéancier d'autant plus court que le niveau est élevé. Sous ce seuil, aucune obligation, mais toute réduction reste bénéfique, il n'existe pas de niveau « parfaitement sûr », et certains propriétaires corrigent par précaution à des niveaux moindres.

Les correctifs : éprouvés, efficaces, chiffrables

La solution de référence est la dépressurisation active sous la dalle : un point d'extraction sous la dalle relié à un ventilateur qui rejette le gaz à l'extérieur, installée par un entrepreneur certifié en atténuation du radon. S'y ajoutent le scellement des fissures et voies d'entrée, fissures de dalle comprises, voyez notre guide, et l'amélioration de la ventilation. Un système bien conçu réduit généralement les concentrations de façon spectaculaire, et un test de contrôle valide le résultat.

Le radon dans une transaction : chiffres, pas frissons

Côté acheteur : demander par écrit si des tests ont été faits et leurs résultats; au besoin, prévoir un test court pendant les conditions et un test long après l'emménagement. Côté vendeur : un test récent sous la ligne directrice, ou un système d'atténuation installé avec test de contrôle, sont des arguments de vente documentés, dans l'esprit de la vente bien préparée. Un niveau élevé découvert ne tue pas la transaction : le correctif est standard et se négocie comme n'importe quel poste de travaux.

Ce qui se mesure se gère, radon compris.

Questions écrites, conditions bien rédigées, correctifs négociés : un courtier de l'équipe intègre la santé du bâtiment à votre transaction.

Questions fréquentes

À partir de quel niveau le radon est-il dangereux?

La ligne directrice canadienne recommande d'entreprendre des correctifs quand la concentration moyenne dépasse 200 becquerels par mètre cube, avec un échéancier d'autant plus court que le niveau est élevé. Il n'existe pas de seuil parfaitement sûr : toute réduction est bénéfique, mais c'est cette valeur qui déclenche la recommandation d'agir. Seul un test, idéalement de longue durée, révèle le niveau réel d'une maison.

Comment tester le radon dans une maison?

Avec un dosimètre certifié à quelques dizaines de dollars, placé au plus bas niveau habité pendant au moins trois mois, idéalement en saison de chauffage quand la maison est fermée, puis analysé en laboratoire. Les tests courts de quelques jours et les détecteurs électroniques donnent un signal utile, notamment en transaction, mais la décision de correctif se fonde sur la mesure de longue durée.

Le radon fait-il échouer les ventes de maisons?

Rarement, quand il est géré avec méthode : un niveau élevé se corrige par une dépressurisation active sous la dalle installée par un entrepreneur certifié, un correctif standard dont l'efficacité se valide par un test de contrôle. Dans une transaction, le radon se traite comme tout poste de travaux : mesure, soumission, négociation documentée. Un système installé avec test de contrôle devient même un argument de vente.

Publié le 16 août 2026 par l'équipe Loaa & Manseur, équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025 · Confiez-nous votre projet