Élections Québec 2026 · Immeuble locatif
C'est la mesure la plus populaire de la campagne selon un sondage Léger. Voici ce qu'elle ferait, côté propriétaire.

Dans son communiqué du 30 août 2026, la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, déclare : « un gouvernement de Québec solidaire plafonnera les hausses de loyer à l'inflation dans les 100 premiers jours de son mandat. Ensuite, nous instaurons un vrai contrôle des loyers pour éviter les abus et calmer le marché à long terme ».
Le candidat Andrés Fontecilla précise la mécanique : « en les plafonnant à l'inflation la première année puis en donnant les moyens au TAL de faire son travail ».
Le communiqué cite un sondage Léger publié le 29 août 2026 : le contrôle gouvernemental sur l'augmentation du prix des loyers « récolte l'appui de 74 % des répondants, en faisant la deuxième mesure la plus populaire proposée par un parti aux élections ».
Pour un propriétaire, ce chiffre est plus important que la mesure elle-même. Une politique appuyée par trois Québécois sur quatre ne disparaît pas parce qu'un parti perd une élection. Elle revient.
Le plan s'articule autour de sept volets : reprendre le contrôle du prix des loyers, mieux protéger les locataires, lutter contre la spéculation et pénaliser les propriétaires abusifs, développer massivement le logement social et communautaire, faciliter l'accès à la propriété, construire et rénover des domiciles qui répondent aux besoins de la population, et résoudre la crise de l'itinérance.
Un plex s'achète sur un revenu net, et ce revenu dépend de la trajectoire des loyers. Aujourd'hui, le Tribunal administratif du logement fixe une méthode de calcul des augmentations, mais un locateur peut demander davantage et un locataire peut refuser. Un plafond formel à l'inflation transforme une fourchette en une limite.
Trois conséquences concrètes pour qui magasine un immeuble en ce moment :
Nous ne disons à personne pour qui voter, et nous ne prédisons pas le résultat. Ce que nous faisons avec un client qui achète un immeuble, c'est tester son montage dans les deux cas. Un investissement qui ne survit qu'à une seule issue électorale n'est pas un investissement, c'est un pari.
Nous rapportons ce que chaque parti a écrit, avec les chiffres publiés et la source. Nous ne disons à personne pour qui voter, nous ne prédisons pas le résultat, et nous ne transformons pas une promesse en certitude. Une plateforme électorale n'est pas une loi : elle le devient seulement si un gouvernement la dépose, la fait adopter et en fixe les modalités.
La distinction la plus utile pour vous n'est pas de savoir qui a raison. C'est de savoir ce qui s'applique aujourd'hui et ce qui reste conditionnel.
Plafonner les hausses à l'inflation dans les 100 premiers jours d'un mandat, puis instaurer un contrôle des loyers permanent.
74 % des répondants selon un sondage Léger publié le 29 août 2026, la deuxième mesure la plus populaire de la campagne.
Non. Il faut tester le montage dans les deux scénarios. Un immeuble dont la rentabilité exige des hausses supérieures à l'inflation est fragile en toutes circonstances.
Sources primaires, consultées le 13 septembre 2026 : Revenu Québec (nouvelle fiscale du 21 avril 2026), document explicatif du ministère des Finances du Québec sur le crédit d'impôt remboursable pour l'accès à la propriété (17 avril 2026), Élections Québec, Radio-Canada (cadre financier du PLQ, 13 septembre 2026), plq.org, pq.org, communiqué de Québec solidaire diffusé par CNW (30 août 2026), plan du PCQ (11 septembre 2026), APCIQ (4 septembre 2026). Cette page rapporte ce que chaque parti a publié. Elle n'appuie aucun parti et ne remplace ni un avis fiscal ni un avis juridique.
Publié par l'équipe Loaa & Manseur, équipe numéro un chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025. Parlez-nous de votre projet.
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