Immeuble locatif · Conversion
Ce n'est pas une décision de propriétaire. C'est une autorisation du Tribunal, et une course contre des délais.

Le TAL : « toute personne désirant convertir un ou plusieurs immeubles en copropriété divise doit demander l'autorisation du Tribunal administratif du logement, dès qu'un immeuble a ou a eu, au cours des 10 dernières années, au moins un logement ». Au sens de la loi, un logement est un lieu loué à des fins résidentielles, offert en location, ou devenu vacant après une location.
Avant toute démarche, le propriétaire donne à chaque locataire un avis écrit conforme à la loi, avec copie au Tribunal. L'effet est immédiat et décisif : « dès que cet avis a été donné, les locataires bénéficient d'un droit illimité au maintien dans les lieux » et, sauf rares exceptions ou s'ils y consentent, ne peuvent être délogés par une reprise exercée par un acquéreur éventuel.
Tout intéressé, y compris le Tribunal, peut demander à la Cour supérieure de radier l'inscription d'une déclaration de copropriété faite sans l'autorisation requise, et de faire annuler toute convention subséquente à cette inscription. Autrement dit, une conversion mal faite peut faire tomber les ventes qui en découlent.
La conversion n'est pas un raccourci pour sortir d'un immeuble locatif. C'est un dossier de plusieurs mois, avec une audience, une preuve à monter et des frais qui varient selon le nombre de logements. Le TAL suggère lui-même de consulter un notaire ou un avocat.
Toutes ces règles ont un point commun. Elles ne se découvrent pas en gérant un immeuble, elles se découvrent en l'achetant. Un bail qui contient une clause nulle, un dépôt encaissé qui n'aurait jamais dû l'être, un logement occupé par une succession, un projet de subdivision devenu impossible : chacune de ces situations se vend avec l'immeuble.
C'est pour cette raison que nous lisons les baux, la déclaration de revenus de l'immeuble et l'historique des avis avant de déposer une offre sur un plex, jamais après l'acceptation.
Oui, celle du Tribunal administratif du logement, dès que l'immeuble a ou a eu au moins un logement au cours des dix dernières années.
Dès qu'il est donné, les locataires bénéficient d'un droit illimité au maintien dans les lieux.
Un an après l'autorisation, faute de quoi celle-ci devient sans effet, sauf prolongation demandée avant l'échéance.
Sources : Code civil du Québec (legisquebec.gouv.qc.ca), Tribunal administratif du logement (tal.gouv.qc.ca), guide T4036 Revenus de location de l'Agence du revenu du Canada et Revenu Québec, consultés le 11 septembre 2026. Cette page informe, elle ne remplace ni un avis juridique ni un avis fiscal. Pour une situation précise, consultez un notaire, un avocat ou un comptable.
Publié par l'équipe Loaa & Manseur, équipe numéro un chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025. Parlez-nous de votre projet.
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