Devenir courtier immobilier résidentiel au Québec suit un parcours défini : compléter le programme de formation de base en courtage immobilier dans un établissement reconnu, plusieurs centaines d'heures de cours qui se suivent à temps plein ou partiel, réussir ensuite l'examen de certification de l'OACIQ, l'organisme qui encadre la pratique, puis obtenir son permis et s'attacher à une agence. Les coûts de formation, d'examen, de permis, d'assurance responsabilité et de cotisations représentent un investissement de départ de plusieurs milliers de dollars, avant le premier revenu. Car c'est la vraie particularité du métier : une rémunération entièrement à commission, avec des premiers mois sans revenus garantis. Le choix d'agence et d'équipe fait la différence entre un départ lancé, encadrement, mentorat, clients, et un permis qui dort. Le métier récompense la discipline d'entrepreneur bien plus que le talent de vendeur, et il se choisit en connaissant ses exigences réelles.

Le parcours officiel, étape par étape
Première étape : le programme de formation de base en courtage immobilier résidentiel, offert par des collèges et établissements reconnus, en présentiel ou à distance, à temps plein ou partiel : comptez plusieurs centaines d'heures couvrant droit, courtage, mathématiques financières et pratique professionnelle.
Ensuite, l'examen de certification de l'OACIQ, l'organisme d'autoréglementation qui délivre les permis et encadre la déontologie. Sa réussite, puis la demande de permis et l'attachement à une agence, ouvrent le droit de pratiquer. La formation continue obligatoire rythme ensuite chaque cycle de pratique.
Les coûts de départ, sans oubli
Le budget réaliste additionne la formation (variable selon l'établissement et la formule), l'examen de l'OACIQ, le permis et les cotisations annuelles, l'assurance responsabilité professionnelle via le fonds d'assurance, et l'équipement de démarrage : au total, plusieurs milliers de dollars avant la première transaction.
S'ajoute le coût le plus sous-estimé : des mois sans revenu pendant la formation et le démarrage. Un coussin financier de plusieurs mois de dépenses personnelles fait partie du plan d'affaires, au même titre que le cellulaire et la voiture fiable.
La réalité des premières années, dite franchement
La rémunération est entièrement à commission : aucun salaire de base, des revenus qui arrivent des semaines après chaque transaction, et une commission partagée avec l'agence selon l'entente. Les premières années départagent brutalement : ceux qui prospectent chaque jour, qui traitent leur horaire en horaire d'entrepreneur et qui apprennent de chaque dossier construisent une clientèle; les autres quittent, souvent dans les deux premières années.
Le métier lui-même est exigeant et gratifiant : soirées et week-ends au rythme des clients, négociations à enjeux élevés, et le privilège réel d'accompagner les gens dans la plus grosse transaction de leur vie.
Choisir son agence et son équipe : le vrai levier
Le permis donne le droit de pratiquer; l'environnement décide si vous pratiquerez vraiment. Les questions à poser : quel encadrement pour les premiers dossiers, quel mentorat concret, qui fournit des occasions d'affaires au départ, quels outils (marketing, données de marché, soutien administratif), et quelle culture d'équipe au quotidien.
Travailler au sein d'une équipe établie accélère tout : les premiers mandats arrivent plus vite, les erreurs de débutant se font sous supervision, et la marque de l'équipe ouvre des portes qu'un nom inconnu n'ouvre pas. C'est exactement ce que notre équipe offre aux courtiers qui se joignent à nous.
Le profil qui réussit, au-delà des clichés
- Discipline d'entrepreneur : prospection régulière, suivi rigoureux, gestion de son pipeline comme une PME.
- Écoute réelle : les meilleurs courtiers vendent moins qu'ils ne comprennent; la confiance fait les recommandations.
- Solidité émotionnelle : refus, transactions qui tombent, clients stressés : le métier teste les nerfs.
- Curiosité du marché : connaître ses secteurs, ses données et ses tendances mieux que quiconque est le coeur de la valeur ajoutée.
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Questions fréquentes
Quelle formation faut-il pour devenir courtier immobilier au Québec?
Le programme de formation de base en courtage immobilier résidentiel, offert par des collèges et établissements reconnus, totalisant plusieurs centaines d'heures en présentiel ou à distance, suivi de l'examen de certification de l'OACIQ. La réussite de l'examen permet de demander le permis et de s'attacher à une agence, condition obligatoire pour pratiquer, avec formation continue obligatoire par la suite.
Combien gagne un courtier immobilier débutant?
Il n'y a aucun salaire de base : la rémunération est entièrement à commission, partagée avec l'agence selon l'entente en vigueur. Les revenus des débutants varient énormément, de quasi nuls la première année pour ceux qui prospectent peu à des revenus solides pour ceux qui démarrent dans une équipe structurée avec de vraies occasions d'affaires. Un coussin financier de plusieurs mois fait partie du plan de départ.
Combien de temps faut-il pour devenir courtier?
Le parcours complet, formation de base puis examen de l'OACIQ et délivrance du permis, se réalise typiquement en une année environ, davantage à temps partiel, selon le rythme de l'établissement et les dates d'examen. S'ajoute ensuite la vraie courbe d'apprentissage : les premières transactions supervisées, où un encadrement d'équipe fait gagner des années d'expérience en quelques mois.
Publié le 17 août 2026 par l'équipe Loaa & Manseur, équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025 · Confiez-nous votre projet