Un contrat de courtage est un contrat à durée déterminée qui lie le vendeur au courtier et à son agence pour la période convenue. Il ne se résilie donc pas unilatéralement par simple insatisfaction. Cela dit, plusieurs voies existent en pratique. La première et la plus fréquente est la discussion: une agence accepte souvent de libérer un client dont la collaboration ne fonctionne pas, parce qu'un mandat maintenu de force ne produit pas de vente. La deuxième est le changement de courtier à l'intérieur de la même agence, une solution simple quand le problème est relationnel plutôt qu'organisationnel. La troisième est l'attente de l'échéance, puis un nouveau mandat ailleurs. Un élément mérite une attention particulière: la clause de protection qui suit la fin du contrat pour les acheteurs déjà présentés par le courtier durant le mandat, et dont il faut connaître la durée exacte.

Ce que dit le contrat de courtage
Le contrat de courtage précise la durée, l'exclusivité, la rétribution et les modalités de diffusion. Il lie le vendeur à l'agence, pas seulement au courtier qui l'a signé, ce qui a une conséquence pratique importante.
Cela signifie qu'un changement de courtier à l'intérieur de la même agence est souvent la voie la plus simple: le mandat reste valide, seule la personne qui l'exécute change.
Les options réelles, dans l'ordre
- Parler franchement: beaucoup de situations viennent d'attentes non exprimées sur la fréquence des suivis ou la stratégie de prix.
- Demander un changement de courtier au sein de l'agence: rapide et sans rupture du mandat.
- Demander une résiliation à l'amiable: une agence libère souvent un client insatisfait, parce qu'un mandat forcé ne vend pas.
- Attendre l'échéance: le contrat a une durée déterminée, souvent quelques mois.
- Invoquer un manquement: possible, mais il faut des faits documentés.

La clause de protection, le point à lire
La plupart des contrats prévoient une période suivant l'échéance pendant laquelle une rétribution reste due si la propriété est vendue à un acheteur présenté par le courtier durant le mandat.
Cette clause est légitime: elle empêche qu'un vendeur attende la fin du contrat pour conclure directement avec un acheteur trouvé par le courtier. Il faut simplement en connaître la durée et la portée avant de signer un nouveau mandat ailleurs.
Les motifs sérieux, et ceux qui ne le sont pas
Sérieux: absence de suivi documentée, propriété non diffusée comme convenu, refus de transmettre les offres, conduite contraire aux obligations professionnelles. Ces situations relèvent des règles de l'OACIQ, et notre guide vérifier un courtier à l'OACIQ indique la marche à suivre.
Moins solides: la propriété ne se vend pas alors que le prix a été fixé contre l'avis du courtier, ou une offre reçue jugée trop basse. Notre article fixer son prix explique pourquoi le prix explique le plus souvent l'absence de résultats.

Comment éviter d'en arriver là
La prévention se joue au premier rendez-vous: notre article le premier rendez-vous avec un courtier liste les questions à poser, et choisir son courtier pose les critères de comparaison.
Deux points à clarifier avant de signer: la fréquence des comptes rendus et la durée du mandat. Un mandat plus court, quitte à le renouveler, laisse une porte de sortie naturelle.
Une collaboration qui fonctionne.
Un courtier de l'équipe vous explique le mandat en détail avant que vous ne signiez quoi que ce soit.
Questions fréquentes
Peut-on résilier un contrat de courtage avant l'échéance?
Pas unilatéralement pour simple insatisfaction, puisqu'il s'agit d'un contrat à durée déterminée. En pratique, plusieurs voies existent: demander un changement de courtier au sein de la même agence, négocier une résiliation à l'amiable, ou attendre l'échéance. Une agence accepte souvent de libérer un client, un mandat forcé ne produisant pas de vente.
Qu'est-ce que la clause de protection dans un contrat de courtage?
C'est une période suivant l'échéance du contrat pendant laquelle une rétribution reste due si la propriété est vendue à un acheteur que le courtier avait présenté durant le mandat. Elle empêche qu'un vendeur attende la fin du contrat pour conclure directement avec un acheteur trouvé grâce au travail du courtier.
Le contrat lie-t-il au courtier ou à l'agence?
À l'agence. C'est ce qui rend possible et simple un changement de courtier à l'intérieur de la même agence: le mandat demeure valide, seule la personne qui l'exécute change. C'est souvent la solution la plus rapide quand le problème est relationnel plutôt qu'organisationnel.
Publié le 19 août 2026 par l'équipe Loaa & Manseur, équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025 · Confiez-nous votre projet