Au Québec, tout courtier immobilier doit détenir un permis délivré par l'OACIQ, l'organisme qui encadre la profession, et son permis se vérifie gratuitement dans le registre public de l'OACIQ, à registre.oaciq.com. Le titre d'agent immobilier n'existe plus au Québec depuis le 1er mai 2010: on parle de courtier immobilier, couvert par une assurance responsabilité obligatoire et par un fonds d'indemnisation. Pour choisir, regardez quatre choses concrètes plutôt que la commission seule: les ventes réellement conclues dans votre secteur au cours des douze derniers mois, la méthode d'évaluation proposée, ce qui est inclus dans la mise en marché, et la disponibilité réelle de la personne qui s'occupera vraiment de votre dossier. Un prix affiché trop haut au départ coûte presque toujours plus cher en semaines d'attente et en négociation que le point de pourcentage économisé sur la rétribution, parce que les jours accumulés au compteur affaiblissent votre position dès la première offre.
La différence entre deux courtiers ne se voit pas sur une carte d'affaires. Elle se voit dans le prix final, dans le nombre de semaines sur le marché et dans le nombre de nuits blanches. Voici comment trancher, sans jargon.
Étape 1: vérifier le permis, avant tout le reste
Au Québec, exercer le courtage immobilier sans permis est illégal. L'OACIQ, l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec, délivre les permis, tient un registre public et reçoit les plaintes. Avant de rencontrer qui que ce soit, cherchez son nom dans le registre à registre.oaciq.com: vous verrez le statut du permis, l'agence de rattachement et les mesures disciplinaires. Deux protections en découlent automatiquement. D'abord une assurance responsabilité professionnelle obligatoire, qui couvre les erreurs et omissions. Ensuite le Fonds d'indemnisation du courtage immobilier, qui peut verser jusqu'à 100 000 $ par réclamation en cas de fraude, de manoeuvre dolosive ou de détournement de fonds commis par un titulaire de permis. Un vendeur qui transige seul, de particulier à particulier, ne bénéficie d'aucun des deux.
Notre guide dédié explique la marche à suivre pas à pas: vérifier un courtier auprès de l'OACIQ.
Étape 2: les six critères qui prédisent vraiment le résultat
- Les ventes conclues dans VOTRE secteur, pas dans la région. Demandez la liste des transactions des douze derniers mois dans un rayon réaliste autour de chez vous. Un courtier qui vend beaucoup à trente kilomètres ne connaît pas vos acheteurs.
- La méthode d'évaluation. Une évaluation sérieuse s'appuie sur des ventes fermées comparables récentes, ajustées pour les différences réelles, pas sur les prix affichés des voisins ni sur l'évaluation municipale. Voyez la nuance dans notre guide évaluation municipale contre valeur marchande.
- Ce qui est inclus, noir sur blanc. Photos professionnelles, plan, visite virtuelle, home staging, diffusion Centris et réseaux, panneau, visites libres: faites lister ce qui est compris et ce qui est en sus.
- La stratégie de prix expliquée. Le courtier doit pouvoir défendre le prix suggéré avec des chiffres, et vous dire honnêtement ce qui se passe si le marché ne répond pas dans les trois premières semaines.
- La disponibilité réelle. Combien d'inscriptions actives gère-t-il en ce moment? Qui répond quand il est en visite? Quel est le délai de retour d'appel qu'il s'engage à tenir?
- Le courant. Vous allez lui parler chaque semaine, parfois dans des moments tendus. Si le premier rendez-vous est inconfortable, la négociation le sera aussi.
Étape 3: les quatre pièges classiques
Le piège le plus coûteux est l'évaluation gonflée: un courtier qui promet le prix le plus élevé pour obtenir l'inscription, quitte à demander une baisse trois semaines plus tard. Une propriété qui traîne accumule des jours au compteur, et les acheteurs finissent par négocier plus durement qu'ils ne l'auraient fait sur un prix juste dès le départ. Deuxième piège: le contrat signé sans lecture, en particulier sa durée et ses conditions de résiliation. Troisième piège: le courtier fantôme, celui qui décroche l'inscription puis délègue tout à un adjoint qu'on ne vous a jamais présenté. Quatrième piège: la promesse d'acheteurs déjà en main, jamais chiffrée ni nommée. Dans les quatre cas, la parade est la même: demandez que ce soit écrit.
Avant de signer quoi que ce soit, lisez notre guide sur le contrat de courtage: durée, exclusivité, clause de protection et résiliation.
Étape 4: rencontrez-en deux ou trois, avec les mêmes questions
Un seul rendez-vous ne donne aucun point de comparaison. Rencontrez deux ou trois courtiers, posez-leur exactement les mêmes questions et comparez les réponses côte à côte. On a préparé la liste complète: les 20 questions à poser à un courtier avant de signer.
Si vous achetez, la logique est différente et souvent mal comprise: le courtier de l'acheteur travaille pour vous et sa rétribution est, dans la plupart des transactions, partagée à même celle du vendeur. Les détails sont dans le guide du courtier de l'acheteur. Et si vous vous demandez si le même courtier peut représenter les deux parties, la réponse a changé: voyez la règle sur la double représentation.
Enfin, si vous hésitez encore à passer par un courtier, on a fait le calcul honnêtement, sans vous vendre notre salade: vendre avec ou sans courtier au Québec.
Rencontrez-nous avant de signer avec qui que ce soit
On vous donne notre évaluation chiffrée, la liste de ce qui est inclus et notre stratégie de prix par écrit. Vous comparez ensuite avec les autres, sans engagement. L'équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025 répond en moins de 24 heures au 438 807 3653.
Parlez à un courtier, pas à un formulaire.
L'équipe Loaa & Manseur est l'équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et en 2025, dans le top 10 des équipes RE/MAX au Québec. Chaque courtier ci-dessous est titulaire d'un permis de l'OACIQ et joignable directement.
Vous ne savez pas par où commencer? Écrivez-nous au 438 807 3653 ou passez par la page de l'équipe, on vous dirige vers le bon courtier selon votre secteur et votre projet.
Questions fréquentes sur le choix d'un courtier
Comment vérifier qu'un courtier immobilier est bien accrédité au Québec?
Tous les titulaires de permis figurent dans le registre public de l'OACIQ, à registre.oaciq.com. Vous y trouvez le statut du permis, l'agence de rattachement et, le cas échéant, les mesures disciplinaires. La vérification prend moins d'une minute et devrait précéder toute signature. Un courtier légitime vous donnera son nom complet sans hésiter. Au Québec, le titre d'agent immobilier n'existe plus depuis le 1er mai 2010: si quelqu'un se présente encore ainsi, c'est un signal qu'il faut vérifier de plus près.
Faut-il choisir le courtier qui demande la plus petite commission?
La rétribution n'est pas réglementée au Québec, elle se négocie librement, donc l'écart entre deux courtiers est réel. Mais c'est rarement le bon critère principal. Sur une propriété de 500 000 $, un point de pourcentage représente 5 000 $, alors qu'une erreur de positionnement de prix de 3 % en représente 15 000 $, sans compter les semaines d'attente supplémentaires. Regardez d'abord ce qui est inclus dans la mise en marché et la qualité de l'évaluation, puis discutez du taux. Un courtier qui accepte instantanément de couper sa rétribution négociera peut-être votre prix de vente avec la même facilité.
Vaut-il mieux un courtier d'équipe ou un courtier seul?
Les deux modèles fonctionnent, mais ils ne répondent pas aux mêmes besoins. Un courtier seul offre un lien unique du début à la fin. Une équipe apporte une couverture continue, plusieurs paires d'yeux sur votre dossier, un bassin d'acheteurs déjà qualifiés partagé entre les membres, et personne ne disparaît pendant deux semaines de vacances. La vraie question à poser: qui, précisément, va faire mes visites, répondre à mes appels et négocier mon offre? Exigez un nom, pas une structure.
Publié le 24 juillet 2026 par l'équipe Loaa & Manseur, équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025 · Les 14 courtiers de l'équipe