Le marché immobilier québécois aborde la fin de 2026 avec des fondamentaux orientés vers la fermeté : selon les compilations de l'APCIQ, la médiane des unifamiliales de la région de Montréal atteignait 649 000 $ au deuxième trimestre, en hausse d'environ 4 % sur un an, avec des délais de vente courts dans plusieurs secteurs, dont un record d'environ 27 jours sur la Rive-Sud. Trois forces soutiennent cette tension : des taux d'intérêt redescendus qui redonnent de la capacité d'achat, une offre de propriétés qui demeure sous les besoins malgré la construction, et une démographie qui ajoute des ménages plus vite que les mises en chantier n'ajoutent de portes. Aucun de ces moteurs ne pointe vers un repli généralisé; le scénario le plus documenté reste un marché ferme, à des rythmes variables selon les secteurs.

La photo du marché à l'été 2026
Les données compilées par l'APCIQ dessinent un marché actif : médiane des unifamiliales de la région métropolitaine autour de 649 000 $ au deuxième trimestre, en hausse d'environ 4 % sur un an, délais de vente courts dans plusieurs couronnes, avec la Rive-Sud autour de 27 jours, et des offres multiples de retour dans les segments recherchés.
Notre page marché, mise à jour chaque mois, suit ces chiffres secteur par secteur, et nos pages de quartier donnent les médianes locales.
Les trois forces qui tirent les prix
Les taux : avec un directeur à 2,25 % et des fixes assurés autour de 4,1 %, la capacité d'achat s'est reconstituée depuis les sommets de taux, ramenant des acheteurs en file; le détail est sur notre page taux directeur. L'offre : malgré la construction, l'inventaire reste sous les niveaux d'équilibre dans plusieurs segments, surtout l'unifamiliale abordable. La démographie : la formation de ménages, alimentée par l'immigration et le vieillissement en logement autonome, dépasse le rythme des livraisons.
Quand la demande solvable augmente plus vite que l'offre, la pression sur les prix persiste : c'est la mécanique de fond, indépendante des cycles courts.
Ce qui pourrait freiner la machine
- Un choc économique : une récession marquée avec pertes d'emplois toucherait la demande solvable, le scénario le plus lourd mais pas le plus probable.
- Une remontée des taux : si l'inflation repartait, la Banque du Canada pourrait resserrer; les marchés ne l'anticipent pas, mais l'anticipation se trompe parfois.
- L'abordabilité elle-même : à force de monter, les prix excluent des acheteurs; ce frein agit en continu et plafonne les segments les plus chers.
- La construction : une accélération durable des livraisons rééquilibrerait l'offre, un effet qui se mesure en années.
Des marchés, pas un marché
La moyenne provinciale cache des réalités opposées : des couronnes qui vendent en moins de 30 jours avec surenchère, des segments de copropriété plus équilibrés, des marchés régionaux aux dynamiques propres. Les mêmes forces produisent des effets différents selon l'inventaire local et le profil des acheteurs.
C'est pourquoi une décision d'achat ou de vente se prend sur les données du secteur, pas sur un titre de journal : nos pages de quartier et notre équipe fournissent exactement cela.
Quoi faire de cette lecture
Acheteur : attendre un repli généralisé est un pari contre les fondamentaux; la meilleure stratégie reste d'acheter la bonne propriété quand elle se présente, préapprobation en main, comme l'explique notre guide du bon moment.
Vendeur : un marché ferme ne dispense pas de la stratégie : prix juste, mise en marché soignée et fenêtre bien choisie font l'écart entre vendre et bien vendre. Notre guide vendre vite sans brader détaille la méthode.
Le marché de votre secteur, pas celui des manchettes.
Un courtier de l'équipe vous donne les chiffres réels de votre quartier et une stratégie calée dessus, que vous achetiez ou que vous vendiez.
Questions fréquentes
Les prix des maisons vont-ils baisser au Québec?
Aucun scénario documenté ne pointe vers un repli généralisé : les taux redescendus, l'offre sous les besoins et la démographie soutiennent la demande. Les compilations récentes de l'APCIQ montrent au contraire des médianes en hausse et des délais courts. Cela dit, les marchés sont locaux : certains segments plafonnent pendant que d'autres surchauffent, d'où l'importance des données de secteur.
Est-ce un bon moment pour acheter ou attendre 2027?
Attendre suppose que les prix ou les taux vous donneront raison, deux paris incertains : si les taux baissent encore, la concurrence entre acheteurs augmente et les prix suivent. La stratégie la plus robuste ignore le chronométrage du marché : préapprobation avec garantie de taux, budget avec coussin, et achat quand la bonne propriété se présente dans un secteur qu'on a étudié.
Qu'est-ce qui pourrait faire baisser les prix?
Trois freins principaux : un choc économique majeur qui toucherait l'emploi et la demande solvable, une remontée durable des taux si l'inflation repartait, et l'abordabilité elle-même, qui exclut progressivement des acheteurs des segments les plus chers. Une accélération soutenue de la construction rééquilibrerait aussi l'offre, mais son effet se mesure en années plutôt qu'en mois.
Publié le 17 août 2026 par l'équipe Loaa & Manseur, équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025 · Confiez-nous votre projet