Guide · Marché

Est-ce le bon moment pour acheter? La réponse honnête.

La vraie réponse ne sort pas d'une boule de cristal : elle sort de trois chiffres du trimestre et d'une question sur votre situation. Les voici.

En 2026, le marché québécois se rééquilibre : 27 296 ventes résidentielles au deuxième trimestre selon l'APCIQ, en recul de 5 % sur un an, avec des inscriptions en forte hausse qui redonnent du choix aux acheteurs et modèrent la progression des prix. L'unifamiliale médiane provinciale s'établit à 523 250 $ (+5 % sur un an), le plex à 690 000 $ et la copropriété à 405 000 $. Côté financement, le taux directeur est en pause à 2,25 % depuis octobre 2025, la plus longue stabilité du cycle, avec un variable qui se négocie à partir d'environ 3,4 %. Traduction : ni marché de panique ni aubaine généralisée. Le bon moment dépend surtout de votre situation : capacité de paiement, horizon de détention de cinq ans et plus, et secteur visé, car les écarts entre quartiers n'ont jamais été aussi grands.

Rue résidentielle montréalaise de triplex en brique au soleil couchant

Les trois chiffres qui décrivent le marché

Au deuxième trimestre de 2026 (APCIQ) : 27 296 ventes au Québec (-5 % sur un an), des inscriptions en forte hausse qui redonnent de l'air aux acheteurs, et des prix qui progressent encore mais plus modérément : unifamiliale médiane à 523 250 $ (+5 %), plex à 690 000 $ (+2 %), copropriété à 405 000 $ (+1 %).

Le mot juste est rééquilibrage : les vendeurs gardent l'avantage dans plusieurs secteurs, mais l'acheteur de 2026 a plus de choix et plus de pouvoir de négociation que celui de 2021. Le détail ville par ville vit dans notre palmarès des prix.

Des taux enfin prévisibles

Le taux directeur est à 2,25 % depuis octobre 2025, six annonces sans changement. On ne vous dira pas que « les taux baissent », ce serait faux : ils sont stables, et c'est précisément cette stabilité qui permet de planifier un achat sans parier. Le point courant (fixe autour de 4,1 %, variable dès 3,4 %) vit sur notre page taux, mise à jour à chaque annonce.

Attendre ou agir : le calcul que personne ne fait

Attendre un an « pour voir » coûte trois choses : un an de loyer, le risque que les prix montent encore (+5 % sur l'unifamiliale cette année, soit environ 25 000 $ sur la médiane), et un an de capitalisation en moins. Attendre paie seulement si votre situation personnelle n'est pas prête : mise de fonds insuffisante (voyez les seuils réels, plus bas que vous pensez), emploi instable, ou horizon de détention sous 5 ans.

La règle qu'on applique avec nos clients : on n'essaie pas de synchroniser le marché, on synchronise votre vie. Un achat gardé 7-10 ans traverse à peu près n'importe quel cycle.

Le marché n'est pas un bloc : les écarts sont énormes

Pendant que la médiane provinciale fait +5 %, Montréal-Nord vend en 24 jours, Saint-Laurent vient de franchir le million de médiane trimestrielle, et des secteurs entiers de la Rive-Nord restent sous 600 000 $. « Est-ce le bon moment » se répond secteur par secteur : nos 52 pages de quartier donnent les médianes et délais réels, mis à jour chaque trimestre.

La checklist honnête avant d'acheter

  1. Mensualité testée à +1 point de taux : ça passe?
  2. Mise de fonds + frais de clôture (taxe de bienvenue, notaire, taxe sur la prime) réunis sans vider le coussin d'urgence?
  3. Horizon de 5 ans et plus dans la propriété?
  4. Préapprobation en main avant de visiter?
  5. Secteur choisi avec les données, pas le feeling : notre parcours d'achat complet.

La réponse pour VOTRE situation prend 30 minutes.

Budget, secteur, timing : un courtier de l'équipe fait le tour avec vous, chiffres du trimestre en main et sans pression.

Questions fréquentes

Est-ce le bon moment pour acheter une maison au Québec?

Le marché de 2026 se rééquilibre : ventes en léger recul (-5 % au deuxième trimestre selon l'APCIQ), inscriptions en forte hausse qui redonnent du choix, prix en progression modérée (unifamiliale médiane à 523 250 $, +5 %) et taux stables depuis octobre 2025. C'est un marché où un acheteur préparé négocie mieux qu'en 2021. Le bon moment dépend surtout de votre situation : budget testé, horizon de 5 ans et plus, et secteur choisi avec les données.

Les prix des maisons vont-ils baisser au Québec?

Rien dans les données actuelles ne l'indique : au deuxième trimestre de 2026, les prix progressaient encore (+5 % sur l'unifamiliale médiane provinciale) malgré des ventes en recul, parce que la demande reste supérieure à l'offre dans la plupart des secteurs. La hausse des inscriptions modère le rythme sans l'inverser. Attendre une baisse généralisée est un pari, pas une stratégie.

Vaut-il mieux attendre que les taux baissent avant d'acheter?

Les taux sont en pause depuis octobre 2025, sans baisse annoncée. Pendant une attente d'un an, la médiane unifamiliale a pris environ 25 000 $ et vous payez douze mois de loyer. Si une future baisse survient, vous pourrez en profiter au renouvellement ou refinancer; l'inverse, rattraper un prix qui a monté, ne se refinance pas. Achetez quand votre situation est prête, pas quand la boule de cristal le dit.

Publié le 16 août 2026 par l'équipe Loaa & Manseur, équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025 · Confiez-nous votre projet