Avant de confier la vente de votre propriété, une entrevue de trente minutes avec deux ou trois courtiers change souvent le résultat final de plusieurs milliers de dollars. Les questions les plus révélatrices ne portent pas sur la commission, mais sur la preuve: combien de propriétés semblables avez-vous vendues dans mon secteur au cours des douze derniers mois, à quel pourcentage du prix affiché, en combien de jours? Demandez ensuite la stratégie si rien ne bouge après trois semaines, la liste écrite de ce qui est inclus dans la mise en marché, le nom de la personne qui fera réellement les visites, et la durée exacte du contrat de courtage avec ses conditions de résiliation. Un bon courtier répond par des chiffres et accepte de les mettre par écrit. Un courtier qui esquive vous donne déjà sa réponse.
Imprimez cette liste, posez les mêmes questions à chaque courtier rencontré et notez les réponses. L'écart entre les candidats saute aux yeux en dix minutes.
Sur son expérience réelle (questions 1 à 5)
- Combien de propriétés avez-vous vendues dans mon secteur au cours des 12 derniers mois? Vous cherchez un chiffre précis et vérifiable, pas « beaucoup ». Le secteur, c'est votre quartier, pas la région.
- À quel pourcentage du prix affiché vos inscriptions se vendent-elles? Un ratio proche de 100 % indique des prix bien positionnés dès le départ.
- Quel est votre délai de vente moyen, et comment se compare-t-il à celui du secteur? Comparez sa réponse aux délais réels par ville.
- Combien d'inscriptions gérez-vous en ce moment? Trop peu peut trahir un manque d'activité, beaucoup trop peut signifier que vous serez délégué.
- Depuis combien de temps détenez-vous votre permis, et sous quelle agence? Vérifiez ensuite la réponse dans le registre de l'OACIQ.
Sur le prix et l'évaluation (questions 6 à 10)
- Sur quelles ventes fermées vous appuyez-vous pour suggérer ce prix? Exigez de voir les comparables, avec adresses, dates et ajustements.
- Que se passe-t-il si aucune offre n'arrive après trois semaines? Le plan doit exister avant la mise en marché, pas après.
- Quel prix obtiendrais-je si je devais vendre en 30 jours? La différence entre les deux chiffres révèle sa lecture réelle du marché.
- Comment expliquez-vous l'écart avec mon évaluation municipale? Un bon courtier sait expliquer le rôle et le facteur comparatif: voyez notre guide dédié.
- Combien vais-je toucher net, une fois tout payé? Faites-lui produire le calcul, ou faites-le vous-même avec le calculateur de produit net.
Sur la mise en marché (questions 11 à 15)
- Qu'est-ce qui est inclus, exactement, et qu'est-ce qui est en sus? Photos, vidéo, plan, visite virtuelle, home staging, panneau, publicité payée: demandez la liste écrite.
- Sur quelles plateformes ma propriété sera-t-elle diffusée? Centris est incontournable au Québec, mais la diffusion sociale et les bassins d'acheteurs comptent aussi.
- Qui prend les photos, et quand? La qualité des premières images détermine le nombre de visites.
- Ferez-vous des visites libres, et à quelle fréquence? Et qui les tiendra: lui, ou quelqu'un d'autre?
- Comment allez-vous me tenir informé, et à quelle fréquence? Un rythme convenu à l'avance évite 90 % des frustrations.
Sur le contrat et l'argent (questions 16 à 20)
- Quelle est la durée du contrat de courtage que vous proposez? Et pourquoi cette durée précise plutôt qu'une autre.
- Puis-je y mettre fin avant terme, et à quelles conditions? Faites préciser la procédure et les frais éventuels. Détails dans notre guide du contrat de courtage.
- Comment votre rétribution est-elle calculée, taxes comprises? La commission n'est pas réglementée au Québec: elle se négocie. Voyez notre guide commission d'un courtier.
- Que se passe-t-il si l'acheteur n'est pas représenté par un courtier? La règle a changé au Québec, et ça vous concerne: voyez la double représentation.
- Qui, nommément, s'occupera de mon dossier au quotidien? Vous voulez un nom et un numéro, pas une structure.
Les réponses qui doivent vous alerter
Trois réponses justifient de continuer à magasiner. La première: un prix suggéré nettement supérieur à celui des autres courtiers rencontrés, sans comparables pour le soutenir. C'est la tactique la plus répandue pour décrocher une inscription, et elle se paie en semaines d'attente. La deuxième: un refus de mettre par écrit ce qui est inclus dans la mise en marché. Si ce n'est pas écrit, ce n'est pas promis. La troisième: une pression pour signer immédiatement, souvent enrobée d'une urgence artificielle. Un contrat de courtage vous engage pour des mois: personne de sérieux ne vous reprochera de vouloir le lire à tête reposée, ni de rencontrer un deuxième courtier avant de trancher.
Posez-nous les 20 questions
On y répond avec des chiffres, et on vous laisse notre évaluation par écrit pour que vous puissiez comparer avec les autres courtiers rencontrés. Sans engagement, réponse en moins de 24 heures au 438 807 3653.
Parlez à un courtier, pas à un formulaire.
L'équipe Loaa & Manseur est l'équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et en 2025, dans le top 10 des équipes RE/MAX au Québec. Chaque courtier ci-dessous est titulaire d'un permis de l'OACIQ et joignable directement.
Vous ne savez pas par où commencer? Écrivez-nous au 438 807 3653 ou passez par la page de l'équipe, on vous dirige vers le bon courtier selon votre secteur et votre projet.
Questions fréquentes sur l'entrevue d'un courtier
Quelle est la question la plus importante à poser à un courtier immobilier?
Celle qui demande une preuve chiffrée plutôt qu'une opinion: combien de propriétés comparables à la mienne avez-vous vendues dans ce secteur au cours des douze derniers mois, à quel pourcentage du prix affiché et en combien de jours en moyenne? Cette seule question teste l'expérience locale, la justesse des évaluations et l'honnêteté. Un courtier qui connaît son marché répond en quelques secondes et peut le documenter. Complétez toujours avec la question du plan B: que faites-vous concrètement si la propriété ne suscite aucune offre après trois semaines?
Combien de courtiers faut-il rencontrer avant de choisir?
Deux ou trois suffisent, à condition de leur poser exactement les mêmes questions pour pouvoir comparer les réponses côte à côte. Au delà, l'exercice s'étire sans apporter d'information nouvelle. Méfiez-vous du réflexe de retenir simplement celui qui annonce le prix le plus élevé: c'est la tactique la plus courante pour décrocher une inscription, et elle se termine souvent par une baisse de prix trois semaines plus tard, avec des jours accumulés au compteur qui affaiblissent votre position de négociation.
Peut-on poser ces questions à un courtier quand on achète?
Oui, et plusieurs sont encore plus utiles côté acheteur. Demandez comment il configure ses alertes et à quelle vitesse il vous prévient d'une nouvelle inscription, s'il a accès à des propriétés avant leur diffusion publique, comment il bâtit une offre en situation de surenchère, quelles vérifications il exige avant de vous laisser signer, et comment il est rémunéré dans votre cas précis. Cette dernière question mérite une réponse claire et écrite: dans la majorité des transactions, la rétribution du courtier de l'acheteur est partagée à même celle du vendeur.
Publié le 24 juillet 2026 par l'équipe Loaa & Manseur, équipe no 1 chez RE/MAX Platine en 2024 et 2025 · Les 14 courtiers de l'équipe